Montréal, le retour…

J’ai passé une nuit agitée et trop courte, je n’aurais jamais dû prendre un café expresso avant d’aller me coucher. D’ailleurs, à propos de café, si vous commandez simplement un café, vous aurez, dans les bars, du café à la cafetière électrique avec un filtre comme à la maison. Pensez à commander un expresso et là, vous aurez un café digne de ce nom.

Je reprends la route, direction Montréal. Le ciel est menaçant, de gros nuages blancs flirtent avec des plus noirs sans aucun souci d’apartheid, comme si un Mandela géant les avait tracé au fusain. La température est de 54°F, vous vous rappellez le calcul ? Et bien on va faire autrement, qu’est ce qu’on rigole ! 90 – 54 = 36 Il suffit ensuite de diviser 36 par 9 et de le multiplier par 5 et de soustraire ce nombre à la température trouvée la dernière fois ! Avec le blog de Fred, on fait même des devoirs de vacances… En tout cas, ça caille !
Je vous avais dis dans un de mes billets que je n’avais jamais vu de policiers sur le bord de la route. Et bien ça y est, j’en ai vu un !.. Quelques éléments de contexte : le québécois était à l’origine un braconnier. Pour se nourrir, il n’hésitait pas à poser des pièges dans les hautes forêts du parc des Laurentides. Il savait parfaitement se camoufler, devenir invisible à ses futures proies. Cet héritage est encore bien présent dans le cerveau reptilien de nos agents des routes du Québec. Car une question restait en suspend : comment, avec une voiture, style Starsky et Hutch,  avec des gyrophares partout, était-il possible de passer inaperçu sur des routes droites et dégagées.
voiture de police
Je vous sens impatient de connaitre la suite… Imaginez une autoroute à 3 voies avec un terre-plein central large comme un terrain de basket laissé en friche. Et bien, figurez vous qu’au milieu des herbes folles, garée de guingois, se tenait près à bondir, tel un carcajou, une voiture blanche de la police de la route. L’hérédité, j’vous dis, ça nous suit, ça nous oblige à des comportements comme nos ancêtres…
Je tiens à verser une larme pour l’industrie automobile française : je n’ai toujours pas vu de voitures françaises au Canada, quasiment toutes les marques européennes, japonaises, chinoises, coréennes mais pas de made in France, sniff.
Toujours sur la route, quand une route secondaire rejoint une route principale, il y a souvent des panneaux qui n’indiquent que la direction des points cardinaux, direction nord, direction sud, et c’est tout ! Pour un étranger, c’est parfois insuffisant comme indications !!
J’arrive à Montréal sans encombre et le GPS m’amène juste devant l’ancien lieu où les jeux olympiques d’été de 1976 ont été organisés avec la très belle victoire de notre Guy Drut national. C’est un lieu qu’il faut vraiment visiter à Montréal, particulièrement si on a des enfants, il est possible d’y passer la journée entière sans s’ennuyer une seconde. Pour un adulte, sans carte vermeil, avec l’entrée du parking, il faut compter plus de 70$ pour faire toutes les activités et visites proposées.
Je crois que j’ai certaines explications ethnologiques à la « coolitude » canadienne. Après ma visite du stade olympique et de ses expositions, je peux vous exposer ma théorie en photos.
Tout d’abord, une des expositions les plus fréquentées est celle où une tortue terrestre se déplace autour de son terrarium, lentement, très, très lentement, tellement lentement qu’il y a des coussins tout autour pour la regarder. C’est un signe, non ?
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Mais ce n’est pas tout : il y a aussi cet objet hétéroclite que j’ai trouvé à l’entrée de la biosphère. Des milliers de mots mis bout à bout comme des guirlandes multicolores et qui invitent le passant à l’urgence de ne pas se presser, à l’importance de prêter attention aux autres et à soi-même.
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Et puis surtout, the final touch (la touche finale), ce paresseux tellement cool qu’il en est mort sur sa branche sans même s’en apercevoir !
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Bon, trêve de plaisanteries, il me faut maintenant me lancer à l’assaut de l’ascension de la tour penchée de Montréal, beaucoup plus inclinée que la tour de Pise (45° contre 5°, y’a pas photo).
Je me fais une petite pause au sommet de l’observatoire, la tour de Montréal, plus haute tour inclinée du monde avec ses 175 m.
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Je me suis installé à l’étage intermédiaire où un fauteuil confortable m’accueille face au port de cette grande métropole. La vue est magnifique et contribue à l’attirance qu’a cette ville sur moi.
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Je redescends pour aller terminer ma visite dans la biosphère où sont reconstitués les 4 climats principaux de notre terre. C’est l’occasion pour moi de voir d’énormes esturgeons ainsi que des manchots qui ont l’air très curieux des appareils photos.
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Saviez vous que le manchot est capable de plonger à près de 300 m de profondeur pour aller chercher sa nourriture ? Pas manchot le manchot !
J’ai pris, à titre imdicatif, en photo, une vertèbre de baleine, impressionnant non !!
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Tout doucement, lentement, je me hâte vers les parkings pour récupérer ma voiture. Ma voiture… Je cherche sur cet immense parking enterré en étant incapable de me rappeler où je l’ai posée. Je me souviens juste que ce n’était pas très loin des bus… Le boulet, dirait Sandrine (la mienne, pas celle d’Orlando !) ! Les bus !! Mais bien sûr ! Je suis dans un parking qui a une hauteur de plafond de 1,90m, il faudrait des bus de nains pour pouvoir passer là. Je ne suis donc pas dans le bon parking ! Je suis obligé de sortir à pied du parking pour pouvoir reprendre l’autre entrée et récupérer enfin ma voiture. Direction l’auberge de Jean. Après des tours et des contours dus aux travaux incessants dans la ville de Montréal, j’arrive à bon port et arrive à me garer juste devant en prenant bien soin de me garer du bon côté de la route. Je vais réserver ma chambre, paye mes deux nuits et redescends chercher mes affaires pour m’installer. J’ai un magnifique parchemin coincé sous mon essuie glace. Je n’y crois pas, la fameuse amende de 53$ !
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Mais j’étais pourtant bien garé ! Une des personnes de l’auberge m’indique que par rapport au panneau, j’aurais du m’avancer de 2 m supplémentaires pour ne pas être amendable ! Je hais les stationnements dans les villes canadiennes. J’irai demain payer mon écot, de toute façon, je n’ai pas le choix…
J’arrive à mettre en ligne ma vidéo de baleine et cette vidéo attire une personne qui était en train de bouquiner. Nous discutons de ce que nous avons fait comme étapes au Canada. Isabelle, de son prénom, me déconseille aussi de faire une étape trop longue à Ottawa. Nous décidons de faire du troc : fromages contre beefsteak et nous improvisons un repas avec les quelques pâtes que j’ai ramenées de Mont Tremblant. Après ce festin, je vais à l’étage du fumoir où un groupe de jeunes angevins ainsi qu’une instit marseillaise m’invitent à boire un morito en écoutant des musiques électroniques qui me laissent légèrement circonspects… Je pense qu’une dizaine de moritos permettrait d’apprécier à sa juste valeur cette musique quelque peu répétitive mais avant d’en faire l’expérience, je préfère rejoindre les bras de morphée, fatigué par ma nuit dernière agitée.
Il n’y a plus, une nouvelle fois d’Internet à l’auberge, les mises à jour de mon blog sont de nouveaux compromises… À bientôt sûrement…

2 Responses to “Montréal, le retour…”

  1. JMBi dit :

    Bonsoir Fred,
    Pfffiouuu… Mon wifi à moi à l’hotel marche bien ce soir.
    2 jours passés au futuroscope et demain direction Argelès-sur-Mer pour une petite semaine de farniente… bizarrement ce soir, malgré les kms effectués, en songeant à ton périple, je ne me sens pas du tout fatigué. C’est vraiment étrange combien de fois en voyant défiler les paysages j’ai pu penser à toi et ton aventure merveilleuse…à t’envier je dois l’avouer.
    En te lisant, quelques moments me reviennent à l’esprit comme notre escapade à Millau et Montpellier mais encore, et finalement cela t’aura préparé à ces nuits en groupes… les nuits partagées aux « Rousses », nuits peu réparatrices… pour toi !
    Bon, tu l’auras eu ton amende attendue telle un trophée… je veux la voir en vrai !
    Par contre, dis voir, sur tes photos prises de haut de la ville, c’est une impression ou les rues sont bien alignées parallèlement et perpendiculairement, tout bien en angles droits et non pas en rectangles… arrondis comme pourraient le croire certains !!!
    En espérant que la connections wifi soit tip top au camping pour continuer à te lire… bonne suite à toi.

  2. Corinne dit :

    Hello le bourguignon,
    Je confirme. Ottawa pas trop longue l étape mais ne pas rater le parlement. Montes jusqu’à l horloge et surtout ne déroge pas à la bibliothèque une pure merveille. Tu vas être bluffé.
    Ne pas rater non plus la visite des civilisations, renseigne toi avant il y a des jours et des heures où c est gratuit, ça compensera ton amende…. Ahah.
    Une petite réserve indienne sympa est à voir, après le pont qui mène à Gatineau, sur la droite, tu pourras avec les indiens te faire protéger des mauvais esprits.
    Bonne soirée, bon périple.
    xxx

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