Niagara Falls, la 8ème merveille du monde ?

Dimanche 17 août, 5h.50, je suis réveillé avant mon réveil, une chance pour Bryan… Je me lève et ne la bouscule pas car ma douce n’est toujours pas là, sniff. Une toilette de chat en faisant le moins de bruit possible, ma colère est passée et ça ne servirait à rien de réveiller notre alcoolique notoire, il aurait une très mauvaise image de la France et des français.

Je programme le GPS en prenant tout mon temps (attention, il y a deux aéroports à Toronto !!), et c’est parti pour plus de 300 km de lignes droites le ventre vide et sans mon petit café. Je sors d’Ottawa sans encombre, le soleil se lève à peine. J’adore les matins d’été où nous flirtons tous les deux, le soleil et moi, sans que personne ne nous voit… Je cale le régulateur de vitesse sur 106 km/h, je mets mes deux pieds en canard et c’est la chenille qui redémarre.

Au bout d’une heure, je sens la fatigue me tomber dessus, il faut absolument que je m’arrête boire un café et manger un en-cas sinon je n’arriverai pas entier à Toronto. J’aperçois au loin (37 km) une aire d’autoroute mentionnant la Brioche Dorée, c’est comme à la maison ! Après m’être arrêté tombant de fatigue, je commande un café avec un croissant et un pain au chocolat, in english in the texte. Et bien non, ce n’est pas comme à la maison, je manque de m’étouffer avec un pain au chocolat dont la date de péremption doit dater du siècle dernier et un café expresso dont la contenance se rapproche du dé à coudre. Qu’importe, je suis sensiblement revigoré et je reprends la route en constatant que le GPS n’y met absolument pas du sien, il m’indique 3H15 de route…Arrivée prévue à 10H55, j’ai encore un peu de marge. Je m’accorde une nouvelle pause café une heure avant ma destination finale et je suis ébloui en approchant de Toronto par un soleil radieux qui se réfléchit sur d’immenses structures de verres, de béton et d’acier… Toronto, capitale de l’Ontario, avec prés de 6 millions d’habitants avec sa banlieue, est une ville économiquement très dynamique et cosmopolite dont prés du tiers de la population parle une autre langue que l’anglais à la maison !

Le GPS me conduit à bon aéroport mais j’ai oublié le terminal où devait arriver Nicolas. Toronto a un aéroport similaire à Paris, je l’avais un peu oublié…Terminal 1 ou terminal 3 ? Une chance sur deux d’être en retard et de rater l’arrivée de l’enfant prodigue. Compte tenu des aléas qui ont ponctué mon périple depuis le début de mon road-movie, je tente le terminal 1. Je gare ma voiture au parking souterrain et me hâte à grands pas vers les panneaux d’arrivée : banco, Air Canada, c’est bien le terminal 1. J’attends quelques minutes et je vois apparaître au loin la silhouette dégingandée mais sûr de lui de mon grand fiston. J’ai l’impression d’avoir laissé un enfant et de retrouver un homme. Nous nous étreignons chaudement malgré la climatisation.

Je décide de prendre mon billet pour Winnipeg tant que nous sommes là. Pour acheter un billet d’avion dans un aéroport canadien, j’ai l’impression que c’est aussi facile que d’acheter une tringle à rideaux dans une station service ! Après 20mn d’attente, je m’agace et décide que l’on verra ça…. après… A deux, nous ne mettons qu’un quart d’heure pour retrouver la voiture dans le parking souterrain en testant avec la clé et en écoutant si le son mélodieux d’un klaxon nous répond. Pas mal le klaxon en fin de compte…

Nous organisons rapidement notre séjour de 3 jours : aujourd’hui, les chutes du Niagara avec couchage sur place, demain Toronto et couchage localement pour ne pas être en retard pour l’avion. Il est midi, et à midi, l’estomac de Nicolas déclenche une alerte dont il faut mieux tenir compte pour le bien-être de tous. Nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute qui nous amène à Niagara Falls et en profitons pour réserver une chambre avec la tablette. Booking.com est quand même un site très pratique pour ce genre de chose et nous trouvons une chambre à 50$ (34€), ce qui est un prix très compétitif vu l’endroit hyper touristique où nous allons. Après avoir mangé des trucs chauds et gras mais bons et insipides, nous reprenons la route, direction notre hôtel ou plutot notre motel. Le Aston Villa Motel est, comment dire,… vétuste. Nous nous installons dans la chambre après que le patron nous ait dit qu’il nous attendait demain et non aujourd’hui, la réservation ayant été faite pour le 18 août et non le 17 !  Aie aie, nous avons quelque peu cafouillé dans la réservation, surement l’émotion de retrouver mon fils ! Notez bien dans votre mémoire ce petit incident, car vous verrez avec stupéfaction que j’ai découvert le don d’ubiquité…La suite, demain matin…

Après de rapides recherches sur Internet, je trouve l’appréciation suivante sur ce motel :

 n’importe où sauf là !

L’hôtel a un look des années 60 , la tête de lit vissée au mur avec un tapis brûlé de cigarettes et l’odeur qui est épouvantable . Tout est jaune, des cernes partout . La poignée de la douche est à coté du bain. La piscine est aussi crémeuse qu’un tube de crème solaire. Oubliez ça !!

Et bien nous avec Nicolas, nous sommes très contents d’avoir un lit chacun de prés de 2 m de large. De toutes façons, nous, ce n’est pas le motel qu’on était venu voir mais les merveilleuses chutes. Nous allons nous garer prés du centre ville. La première impression que donne cette ville est le côté kitsch et hyper touristique : tout est fait pour glorifier les chutes et faire de l’argent avec ce lieu magique. La tour, pâle reflet de la CN Tower de Toronto, me rappelle ce film culte de Tim Burton, Mars Attack où les méchants extra-terrestres font tomber une tour et un casino à Las Vegas…

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Ce qui frappe quand on s’approche des chutes, c’est le panache de vapeur d’eau qui s’élève dans le ciel et nous indique, sans coup férir, où se trouve cet obscur objet du désir.

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Nous nous approchons et, malgré l’affluence des touristes, nous sommes subjugués, Nicolas et moi, devant l’immensité du spectacle. Prés de 700 m de large, c’est vraiment incroyable ! Et de l’autre côté, Georges Washington nous regarde car nous sommes aux Etats-Unis !

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Au delà de l’humidité qui nous entoure de toute part, c’est aussi le bruit qui nous envahit, un bruit continu, comme si un géant s’était endormi prés de nous et ronflait pour l’éternité.

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Maintenant que nous sommes là, il est hors de question de ne pas prendre le bateau qui va nous amener jusqu’au pied des chutes où tombent prés de 3 millions de litre d’eau à la seconde !! C’est vraiment impressionnant et,avec Nicolas, nous sommes vraiment deux gosses qui allons nous promener dans un bateau qui a des jambes, parce que mon gros béta, s’il n’en avait pas, il ne marcherait pas…

Avant l’embarquement, le préservatif vert est de rigueur pour sortir couvert et éviter de revenir trop mouillé. On est quand même plus joli comme ça, non ?

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Après une bonne demie heure d’attente, nous montons tout à l’avant du bateau, je ne sais pas si c’est une bonne idée, l’avenir proche nous le dira !

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Accompagnés par les cris et les discussions de tous les continents possibles, nous approchons des chutes… Et si le bateau avait une panne moteur, si la cascade nous écrasait, si le courant nous emportait, si ma tante en avait deux ??

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Sur notre droite, des édifices dont nous ne comprenons pas l’utilité, peut être servaient-ils d’hôtels il y a quelques années ?

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Nous faisons toujours route vers le pied des chutes, le bruit devient assourdissant, l’air est saturée par la vapeur d’eau qui, de toutes parts, nous entoure et ne va pas tarder à nous engloutir. J’ai fait deux petites vidéos, en espérant qu’elles vous donnent envie de venir voir par vous-mêmes cette 8ème merveille du monde…

La première nous permet d’appréhender l’approche des chutes.

La deuxième, il faut vous imaginer quasiment sous les chutes, l’air est complètement saturé en vapeur d’eau et nous ruisselons tellement nous sommes trempés. D’ailleurs, l’appareil photo devient rapidement inutilisable…

C’est purement incroyable et le capitaine du bateau prend un malin plaisir à faire du sur-place sous les chutes pour que nous soyons entièrement mouillés !!

Nous repartons enfin et c’est déjà des souvenirs plein les yeux mais aussi les oreilles et la peau que nous revenons vers le rivage. Je crois que l’expérience des chutes du Niagara, c’est ça : une immersion totale de tous les sens pour des souvenirs inoubliables.

Je profite du soleil qui se couche pour faire encore quelques photos…

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Après avoir mangé tout au bord des chutes, nous rentrons rassasiés à notre motel de luxe où nous nous endormons rapidement et sereinement après une journée bien remplie et riche en émotions. Demain matin, je réserverai une chambre (du moins j’essayerai, mais c’est une surprise…) à Toronto, suite de notre périple. Mais demain est un autre jour…A très bientôt…

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One Response to “Niagara Falls, la 8ème merveille du monde ?”

  1. JMBi dit :

    Ouahhhhhhhh… C’est le seul mot du grand Robert qui est sorti de ma bouche en te lisant et en regardant ces magnifiques photos !
    Tout bonnement magique.

    Vous paraissez aux anges tous les deux, partager un tel moment c’est grandiose… Perso, je trouve que le préservatif vert vous va trop bien !!!

    Bonne continuation

    C’est mon fils qui va être content quand je vais lui dire ça !!!

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